Interview avec Meta Hiltebrand
Meta, pourquoi cuisines-tu?
C’est une longue histoire. Autrefois, ma mère cuisinait tous les jours avec une évidence totale… et beaucoup de talent. Nous avions toujours de bons petits plats à la maison. Lorsque j’ai décidé de me consacrer à la cuisine, la passion m’a immédiatement envahie. Pendant mon temps libre, tout ce que je voulais faire, c’était cuisiner. Et je dépensais tout mon argent pour acheter les ingrédients.
Que t’apporte ton travail aujourd’hui?
Pour moi, la cuisine est synonyme de liberté. J’associe les saveurs, je surprends et je gâte mes convives. Aujourd’hui, la cuisine est bien plus qu’un métier pour moi: c’est mon refuge et ma passion. En cuisine, on ne peut pas tricher, car les saveurs ne mentent pas. Et c’est une activité créative. Quand tout le monde est à la table et profite de mon repas, c’est le plus beau des moments. Au-delà du bon et du mauvais, les plats doivent être source de plaisir, d’émotion et de bonheur. La cuisine est une grande passion pour moi, je vis pour les saveurs.
Parfois, tu vas même jusqu’à rêver de nourriture. Quel était ton dernier rêve de ce genre?
Un bonhomme en pain d’épice vivant, qui pouvait courir et parler. Mais dans mon sommeil, j’ai aussi déjà régné sur des cuisines, pris des commandes ou remué des poêles. Parfois, la nuit me permet de digérer tout ce qui s’est passé pendant la journée.
À quoi ressemble une journée typique pour toi?
Aujourd’hui, chaque jour est différent, et j’adore ça. Courses, visites aux producteurs et productrices, télévision, création de recettes dans mon studio: chaque jour je crée et je fais des rencontres inspirantes. Pour le magazine, nous élaborons des recettes dans le studio. Cuisiner, tester, faire des recherches, photographier… J’aime particulièrement préparer les soirées gastronomiques dans mon studio, avec menus à cinq plats et accompagnement de vins.
Quels ingrédients te fascinent?
Actuellement, c’est la combinaison de la betterave rouge et du wasabi: une véritable révélation! Avant, je n’aimais pas les betteraves rouges, mais j’ai appris à les préparer de manière à ce que le goût terreux donne des plats ronds avec un twist. Mais j’ai aussi une passion pour le chocolat et le fromage. En principe, c’est surtout la diversité des saveurs, à partir desquelles peuvent toujours naître de nouvelles combinaisons, qui me passionne le plus. Pour moi, cuisiner est l’interaction entre des idées, de la passion, les bons ingrédients et une bonne cuisine.
Qu’est-ce qui fait une bonne cuisine?
Avec quatre plans de cuisson et un four traditionnel, je peux préparer tout ce dont j’ai envie. Les cuisines sont souvent agencées pour des raisons esthétiques, mais je pense qu’il faut surtout tenir compte de son propre style culinaire. Pour moi, le four doit être près des plaques. Un grand réfrigérateur est aussi un vrai luxe. En revanche, je n’ai pas besoin d’applications pour cuisiner. Il est beaucoup plus important pour moi que les appareils soient faciles à nettoyer et que toutes les surfaces résistent à la chaleur. Pour pouvoir travailler avec précision, une plaque à induction est toutefois indispensable. Et la hotte intégrée Bora Professional est fantastique.
Quelles fonctions intelligentes aimes-tu?
J’aime être la cheffe de mes appareils. Le réfrigérateur est le plus important: j’aimerais qu’il soit aussi technologique que possible. Mon rêve est d’avoir un surgélateur intégré. Et j’adore avoir un lave-vaisselle rapide – absolument indispensable dans ma cuisine!
Comment harmonises-tu fonctionnalité et design?
Dans une belle cuisine, je me sens mieux. Mais pour le choix du design, je me fie aux spécialistes, dont le travail est de m’écouter et de planifier au mieux en fonction de mes attentes.
Depuis mai 2025, tu es rédactrice en chef de «Einfach. Kochen by Meta Hiltebrand». Selon toi, qu’est-ce qu’un plat «simplement bon»?
Cela varie tous les jours. Parfois ce sont des spätzli au beurre, parfois une assiette de pâtes ou un risotto original. Et parfois une pomme rôtie avec de la cannelle saura exactement toucher mon cœur.
Ton plat tout au long de l’année?
La fondue, peu importe la saison! Quand je rentre de voyage, je fais une fondue. Ma soupe de tomate au four est également l’une de mes recettes préférées. Je cuis les tomates avec des épices, de l’huile d’olive et des herbes, puis je tamise le tout à la main avec une passoire pour préserver toutes les saveurs.
Que trouve-t-on toujours dans ta cuisine?
Du salami, du beurre, du lait, du chocolat et du pain. Avec ces ingrédients, je pourrais survivre facilement pendant quelques années. Et du sel et du miel pour assaisonner.
Que penses-tu des «hypes» de la gastronomie?
Par mon métier, je connais souvent les tendances plus tôt que les autres, donc je n’y prête pas beaucoup d’importance. La plupart du temps, elles n’ont rien de nouveau. Comme pour les betteraves au wasabi, je préfère découvrir de telles combinaisons par moi-même et cuisiner intuitivement ce que j’aime.
Que nous ferais-tu de bon avec trois ingrédients?
J’ai quelques idées: avec des pommes de terre, des champignons et de la crème entière, une bonne poêlée. Avec du chocolat, du yogourt et des œufs, une simple mousse au chocolat. Avec du beurre, une pomme et de la cannelle, une pomme au four à la cannelle. Et avec du fromage, du vin blanc et du pain, une fondue.
Des conseils pour éviter le gaspillage alimentaire?
Ne pas faire ses courses en ayant faim! Ça incite souvent à trop acheter. Dans ma vie privée, je ne planifie pas, mais, au besoin, je sais comment congeler un plat trop copieux. Je transforme aussi régulièrement de petits restes en nouvelles recettes et j’essaie de ne rien jeter. Dans ma vie privée, je fais aussi peu attention aux dates d’expiration. Je plaide pour utiliser le bon sens et l’odorat. Quand quelque chose n’est plus bon, en général, on le voit et on le sent.
Ton conseil de cuisine?
Courage et curiosité. Si un plat n’a pas assez de rondeur, je me demande ce qu’il manque. Une touche de sucré? De l’acidité? Des épices? Du piquant? Je teste ensuite de petites portions et je joue avec les arômes. Au moment où je souris, satisfaite, je sais que le plat est prêt.